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Un petit tour dans l’univers holmesien

dimanche 21 mars 2010 1 commentaire

Ces temps-ci Sherlock Holmes est l’affiche des cinémas, incarné par Robert Downey Junior. Il est aussi dans les étals des libraires de BD, avec une énième reprise du personnages. Il est enfin, et peut-être surtout en librairie, avec notamment :

Histoires Secrètes de Sherlock Holmes de René Roueven chez Folio Policier,

Duel en Enfer – Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur de Bob Garcia chez J’ai Lu,

– Et enfin une nouvelles réédition des Sherlock Holmes de Conan Doyle au Livre de Poche.

Sur les rééditions actuelles au Livre de Poche, je n’ai qu’une chose à dire : Attention. Sous certaines des sympathiques couvertures de cette ressortie, se trouvent en effet des recueils de nouvelles coupés en deux. A moins que la traduction ne soit refaite, cette pratique ne se justifie guère …

Pour ce qui me concerne, cette profusion de Sherlock Holmes sur les étals m’a poussé à m’interroger. J’avais lu, dans mes (plus) vertes années pas mal de romans et nouvelles de Sherlock Holmes. Et je possédais quelques uns de ces textes. ainsi que des pastiches ou reprises du personnage. Mais avais-je bien lu tout le Sherlock Holmes écrit par Arthur Conan Doyle, ce qu’on appelle le Canon Holmésien ?

Ce Canon se compose traditionnellement (il y a toujours des textes que certains voudraient ajouter) des 9 ouvrages suivants :

  • Une étude en rouge : roman
  • Le Signe des quatre : roman
  • Les Aventures de Sherlock Holmes : recueil de nouvelles
  • Les Mémoires de Sherlock Holmes (ou Souvenirs de Sherlock Holmes) : recueil de nouvelles
  • Le Chien des Baskerville : roman
  • Le Retour de Sherlock Holmes (ou La Résurrection de Sherlock Holmes) : recueil de nouvelles
  • La Vallée de la peur : roman
  • Son dernier coup d’archet : recueil de nouvelles
  • Les Archives de Sherlock Holmes : recueil de nouvelles

Soit 4 romans et 56 nouvelles. Des 4 romans, seule La Vallée de la Peur me faisait défaut dans ma bibliothèque. Pour les nouvelles j’eus plus de mal à m’y retrouver, ne possédant que des Librio, dans lesquels les nouvelles avaient été publiées en mélangeant les titres issus des volumes originels. Au final, toutefois,  après listage des titres en ma possession, il m’en manquait beaucoup, issues des trois derniers recueils principalement.

Comme je possédais par ailleurs Les Exploits de Sherlock Holmes de Adrian Conan Doyle (le fils d’Arthur) et John Dickson Carr, au Livre de Poche (1975), je décidais de rassembler le Canon dans les anciennes éditions du Livre de Poche. Une visite heureuse chez un bouquiniste lorientais (Histoire d’en lire, rue du Maréchal Foch), me permis de découvrir, derrière d’autres ouvrages, la quasi-totalité des ouvrages recherchés, et en fort bon état (et peu cher de surcroit).

Ne me manque plus désormais que la Vallée de la Peur, et le volume du Livre de Poche reprenant Une Etude en Rouge, suivi du Signe des Quatre. J’en ai même profité pour faire l’acquisition, toujours au Livre de Poche, de la Vie Privée de Sherlock Holmes de Michael et Mollie Hardwick, la novélisation du film de Billy Wilder. Me voilà donc équipé d’une belle collection.

Concernant les  Exploits de Sherlock Holmes, une remarque sur la couverture qui mentionne A. Conan Doyle comme auteur en conjonction avec J.D. Carr , ce qui est quelque peu trompeur. Comme il est précisé plus haut, le Doyle en question n’est pas Sir Arthur, mais son fils Adrian ! On trouve toutefois dans ce recueil la nouvelle L’aventure de la Veuve et à l’intérieur de celle-ci, la célèbre phrase : « Elémentaire, mon cher Watson ».

Pour en revenir aux deux ouvrages cités au début de ce billet, il convient de noter que s’agissant de Bob Garcia, ce n’est pas son premier pas dans l’univers du détective de Baker Street. Il avait déjà commis un Testament de Sherlock de Holmes bien décevant moyen ainsi qu’une nouvelle publiée dans l’anthologie Sherlock Holmes dans tous ses états chez Rivages/Noir.

Mais puisqu’il se trouve en guerre contre Moulinsart, on lui laissera à l’occasion une nouvelle chance de nous convaincre avec son combat entre Holmes et Jack L’éventreur. Si Nick Rodwell est au nombre des victimes (symbolique, of course), on ne se plaindra pas.

L’on notera que ce duel entre le détective de Baker Street et le serial killer de Whitechapel ne sera pas une première. Il déjà été mené par ailleurs et notamment dans un film adapté en un roman quelconque par et avec Ellery Queen.

Sur le Reouven, peu de choses à dire pour l’heure puisque je ne l’ai pas encore lu …

Et le film me direz-vous ? Et les BD ? Las, pour le film, j’attendrais qu’il passe à la TV car Robert Downey Jr, malgré toutes ses qualités, n’est pas mon Sherlock Holmes. Quand aux BD, entre Détective Conan, détectives victoriens de tous poils et autres reprises ou pastiches du personnage, je distinguerai Simon Archard du comics Ruse, qui a tout le charme de l’original en s’en distinguant suffisamment, notamment de par sa charmante coéquipière.

Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur

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Proverbes personnels

jeudi 20 août 2009 2 commentaires

Hello everynobody !

Au compteur de ce blog, cela fait plus de 2 mois que le nombre d’articles reste bloqué … eh oui, que voulez-vous, on a parfois du mal a trouver du temps, ou plus simplement la volonté de prendre du temps pour mettre à jour un blog. Et je ne crois pas avoir une telle audience que je doive me sentir coupable de mon silence.

Mais tout de même ce n’est pas sérieux.

Quelques nouvelles alors :

– La BD Marcel Duo : Le Sage et l’Impétueux dont je vous ai déjà entretenu, approche doucement de la fin. Tandhruil, qui a une vie à mener, plus quelques projets annexes, comme « Le Venin », une histoire en 4 parties sur un scénario d’Halnawulf réalisée pour le fanzine 2016, a story-boardé les dernières planches et commencé à s’attaquer à leur réalisation.

Première ébauche de la page 21

Première ébauche de la page 21

– Je me suis par ailleurs récemment plongé avec un certain plaisir dans la série de romans de Preston et Child mettant en scène l’inspecteur Pendergast. Hélas, me voilà maintenant contraint d’attendre la suite et rééditions des premiers romans en poche. Dure vie de lecteur.

Pour finir les proverbes personnels annoncés en titre :

– « Parfois le bonheur des autres vous tombe dessus comme une chiure d’oiseau. » Proverbe dépressif

– « Parfois attendre, c’est reculer pour mieux se faire sauter. » Proverbe vulgaire

Sur ces « bonnes » paroles, je vous laisse.

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Mal ligués ?

mardi 19 août 2008 Laisser un commentaire

Je viens de finir de lire La Ligue des Héros, premier roman du Cycle de Kraven, par Xavier Mauméjean.

Quelque part, j’ai l’impression d’avoir été floué. Cela commence comme une énième revisitation des héros de la fin du XIXème siècle, un savant mélange de références, pastiches, à la manière de ce qu’on déjà su faire, avec talent Alan Moore, Warren Ellis, Kim Newman, dont la principale épice est l’insertion de l’univers de Peter Pan. Puis, cela se transforme ensuite en roman paranoïaque, avant de conclure sur un jeu d’illusion sans grande saveur et pas très convainquant.

Les deux première parties ont leurs mérites propres quoique limités et sont relativement satisfaisantes mais la fin ressemble à une improvisation, un bâclage très peu satisfaisant pour des rasions que je ne saurais exposer sans en révéler la teneur.

J’espère que le second roman du Cycle saura conjurer cette impression, sans quoi je crains devoir abandonner Mauméjean, qui m’avait pourtant fait bonne impression avec son Car je suis Légion.

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Droit de citer

mardi 15 juillet 2008 Laisser un commentaire

Voici pour l’été quelques citations de romans qui m’ont marquées :

« Je crois que si je dis toutes ces choses qui mettent les gens en colère, ce n’est pas que je les pense, mais simplement que j’ai trouvé une façon astucieuse de les dire. C’est comme un art, inventer une façon parfaite d’exprimer une idée, et une fois qu’elle est inventée, il faut l’utiliser, parce que les mots n’existent pas tant qu’on ne les a pas prononcés. »
Orson Scott Card, Basilica, Terres des Origines 1

“They all think any minute I am coming to commit suicide. What a joke. The truth of course is the exact opposite : suicide is the only thing that keeps me alive. Whenever everythings fails, all I have to do is consider suicide and in two seconds I’m as cheerful as a nitwit. But if I could not kill myself – ah then I would. I can do without rembutal or murder mysteries but not without suicide.”
Walter Percy, The moviegoer (eh oui, je l’ai lu en v.o.)

« Il n’adhère pas tout à fait au personnage agressif qu’il joue : il le fait trotter devant lui en s’en amusant »
Robert Merle, Le soleil ne se lève pas pour nous

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Le métro du futur

mercredi 7 mai 2008 Laisser un commentaire

Mauvaise nouvelle : le futur sera comme le présent en pire.

Bonne nouvelle : Spider Jerusalem est là pour vous le raconter, et y mettre son grain de sel.

Spider Jerusalem est le personnage principal de Transmetropolitan, comic culte de Warren Ellis, dessiné par Darick Robertson. Inspiré par Hunter S. Thompson, Spider Jerusalem est un journaliste gonzo contraint de revenir à la ville qu’il a quitté 5 ans auparavant.

Dès lors il n’aura cesse de mettre le nez des gens dans la m**** qu’ils ignorent consciencieusement chaque jour.

C’est drôle, incisif, cynique, non politiquement correct.

Bienvenue dans un monde où la cryogénie ne s’avère pas une si bonne idée que cela, dont les aliens sont repartis après que nous les ayons dégoutés, où votre électroménager se dope …

Spider Jerusalem vous montrera la vérité sur notre futur. Mais ne vous laissez pas avoir. Spider Jerusalem vous déteste tous. Spider Jerusalem est désespéré. Spider Jerusalem est un salaud.

La série américaine a été publiée sous le label Vertigo de DC Comics. Elle compte une soixantaine de numéros. Une première tentative de traduction a eu lieu il y a quelques années par les éditions Le Téméraire. Panini reprend le flambeau en Big Books regroupant 12 fascicules US. 2 sont parus à ce jour, il en reste 3 à venir. Ils sont chers mais ils le valent bien. Et prêtez les à vos amis !

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Lectures : lire, lus, à lire

samedi 12 avril 2008 Laisser un commentaire

J’aime lire.

Une phrase banale, le titre d’un magazine pour enfants. Une des choses qui fondent mon identité et ma personnalité.

Il est donc probable que je vous retrouverez ici des critiques de livres ou de bandes dessinées de manière assez récurrentes. Mais, entendons-nous bien. moins que des critiques au sens le plus pur de ce mot, ce sont des avis subjectifs, car je n’ai pas la prétention d’avoir les compétences nécessaires pour rendre des jugements sur les qualités objectives d’un texte (mon dieu, qu’est-ce que je raconte ?).

En bref, ce sera bref.

Allons-y, donc.

Fables : 1001 Nuits de Neige

Je m’apprêtais à coller ici ma critique de l’album avant de me rendre de compte que d’éventuels lecteurs ne sauraient même pas de quoi il s’agit. Il s’agit d’un recueil de courtes histoires mettant en scène le passé de personnages de la série Fables, une bande dessinée américaine qui racontent les aventures de personnages de fiction (Blanche Neige, le Grand méchant Loup, Pinocchio, …) réfugiés dans notre monde après qu’un mystérieux Adversaire les ait chassés de leur royaume. Tout cela est traduit dans nos vertes contrées par Panini.

Alors la première impression que j’ai en lisant le bouquin, ça a été  » Bah dit donc, fat pas laisser ce livre entre toute les mains ». Parce dans une majorité des récits présentés les Fables sont plongés dans un terrible bain de sang, de sexe et de violence, au-delà de ce qui a été présenté dans la série régulière (note pour les connaisseurs : à l’exception peut-être du récit sur Jack pendant la guerre de sécession), sans que cela soit préjudiciable à leur qualité. Seuls les deux très courts récits souffrent véritablement, n’impliquant pas des personnages mis en avant dans la série régulière. Pour le reste, on visite le passé souvent peu glorieux de nos « héros », qui les éclaire d’un jour nouveau.

La casting graphique présente des noms célèbres, mais j’ai trouvé la performance de la plupart d’entre eux assez froide quoique jolie. Se démarquent Mark Buckingham, Mark Weathley et Jill Thompson avec des palettes plus vives et un style plus dynamique, de vrais dessinateurs de bande dessinée … Quoique James Jean (sur un récit assez douloureux) et Kaluta pour le côté arabisant s’en tirent également bien. En fait, c’est le travail de John Bolton qui m’a, sinon rebuté, du moins refroidit.

A lire certes, mais à ne pas passer aux enfants.

Salut et Liberté de Fred Vargas

La réputation de Fred Vargas n’est sans doute plus à faire. J’en avais personnellement déjà entendu parler, et j’ai décidé de la mettre à l’épreuve en faisant l’achat d’un Librio regroupant deux de ses nouvelles.

Et je dois bien avouer que j’ai trouver cela très réussi. Son héros, le commissaire Adamsberg est un personnage très intéressant, plus proche de Maigret que de Sherlock Holmes (non, pour ces deux noms là, je ne mettrais pas de liens), un anti-conformiste, se fiant plus à son intuition qu’à une méthode rigoureuse.

Et évidemment, le destin à mis aujourd’hui sur ma route sur un coffret regroupant trois romans de ses aventures. Tentation à laquelle je n’ai évidemment pas su résisté.

Bonus track

En bonus track, un petit texte dont je suis l’auteur, rédigé dans le cadre d’un cadavre exquis auquel j’avais participé sur un forum :

108 bis … Merde … Elle l’avait écrit … Le dernier roman de la vieille dame. Roman sur l’homme enfermé et la route suivie. La route suivie, la nationale 108 bis. Comment savait-elle ? Comment cela était-il possible ? Aucune réponse et les questions qui continuaient à surgir ne résolvaient rien. Formuler des hypothèses ne m’avancerait pas. Dans ce contexte fantastique, il n’y avait qu’une chose à faire. Avancer physiquement, me diriger vers le dénouement, la clé de l’énigme qui se trouvait là, quelque part. Déjà, je n’étais plus dans le bus mais sur le bord de la route. L’air était froid, le vent léger. Je respirais un grand coup. Aucun signe de quoique que ce soit. Le bus s’était évanoui. Il ne me restait plus qu’à marcher. Nous allions parfois marcher ainsi autrefois, elle et moi, quand j’étais encore assez jeune pour que nous nous supportions. Nous ne parlions pas, tout juste quelques mots lâchés de-ci de-là, bulles échappées d’une immersion profonde dans le plaisir de la promenade. Deux solitaires sur des trajectoires parallèles.
– Etonnant.

Ce n’est pas sa voix, mais c’est le ton qu’elle adoptait. Je découvre à mes côtés un homme. Ce n’est pas un promeneur, plutôt un citadin en goguette. Son regard est dirigé sur quatre murs abandonnés aux ronces que l’on distingue au loin. Je ne réponds pas mais nous modifions notre trajectoire en leur direction. Nous quittons la route, enjambons le fossé d’un saut. Je refuse de m’attarder à le contempler. Je refuse. Ce qu’il est, qui il est, est une chose que je ne peux admettre. Elle l’avait écrit. Je me rappelle encore la dédicace. Au 18 août. Le 18 août c’était moi. Elle aimait à nous désigner par nos dates d’anniversaire, au prétexte qu’elle avait tendance à ne plus s’en rappeler. J’étais le 18 août, mais je me suis toujours dit qu’il y avait plus dans la mention de cette date que cela, que ce que ses exégètes avaient pu y discerner. Les exégètes, ces fouine-merdes prétentieux. Ils ne savaient pas, personne ne savait. Et ceux qui auraient pu ébaucher un rapprochement s’en foutaient. J’habitais au 108 bis à l’époque.

Enfin nous atteignons notre objectif. Parmi les ronces un passage, de quoi tester la résistance de mon jean. Je passe tant bien que mal, suivi de mon compagnon. Passé la porte, l’intérieur est assez net pour qui comme moi aime les amas de vieux papiers. Revues cochonnes, catalogues de VPC, almanachs, Picsou magazines, et autre vieux comics, éparpillés, déchirés, ayant visiblement subis bien des intempéries, … et dans un coin une pile que je reconnais. Son œuvre complète. 15 volumes d’épaisseurs et de tailles diverses qui constituaient son piédestal.

– Ça fait beaucoup de papier … Quel gâchis …

Je ramasse une des feuilles par terre. Une feuille blanche, dactylographiée, qui jure parmi le reste. Je la lis …

« Et pourtant je m’y étais attachée, moi, à cette brindille au sourire moqueur ….. » La suite du premier feuillet. J’avais bien senti qu’il manquait quelque chose. L’arrivée des flics, qui déboulaient comme ça, de but en blanc, m’avait troublée. Je récupère le reste du texte dans ma poche. La suite était-elle là ?

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