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Restes de cadavre

Voici ce qui fut ma deuxième et dernière contribution au cadavre exquis évoqué dans le post précédent :

Fragments de cauchemar :
-Un extrait de Star Wars revisité façon maison. « Je suis ton père » « Noooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
-Moi qui recule et tombe à la renverse
-Flash de Queen aux paroles revisitées « 
Lâche, ah, espèce de vermisseau, Lâche, ah, vermine impuissante …  »
-Mon appartement, rue 108 bis
-Ma mère qui étrangle une enfant qu’elle soulève à bout de bras en murmurant des mots latins parsemés d’Astaroths, Belzébuths et autres Baals
-Fabien, cet enfoiré, qui dévore mon foi sur une table d’opération

Je me réveille dans le noir. C’est relativement apaisant … Je me sens mal … pas vraiment physiquement, mais angoissé. J’attends une chose que je redoute mais je ne sais pas quoi.

Je me lève et explore mon environnement. C’est une cellule. Une volée de marches mène à la porte. Pour le reste, c’est un cube grand comme une chambre d’étudiant. Comme la mienne. Mercier est parti avec ses mystères, ce n’est donc pas lui qui m’a amené ici.

Mon hôte doit probablement être le diable dont il a parlé. Je ne sais pas grand chose de la vie de ma mère avant ma naissance, et même après, en fait. Je n’ai jamais aimé ses amis et ai tout fait pour les éviter. Les gens très cools, les artistes, les intellectuels … Ils me privaient de ma tranquillité, de ma solitude. L’un d’eux était-il ce démon ? Cet homme qui m’avait soufflé sa fumée de cigarette au visage ? Cette femme qui avait rit de ma prétention enfantine à faire des aéroglisseurs les véhicules du futur ?

Je me retiens de frapper dans le mur. C’est idiot. Comme cette fichue manie d’accélérer sur les 4 voies et les autoroutes, au delà de toute limitation, en fermant les yeux l’espace d’une respiration. Doubler dès que possible, ne pas s’arrêter pour ne plus y penser, laisser derrière lui ses pensées et consumer sa rage. Crier, il n’en pouvait plus, courir à en perdre haleine ne l’avançait à rien, pas plus que frapper les murs et les coussins, tout cela était ridicule. Mais accélérer ainsi sur la route, dans la nuit, offrait au moins une issue. Mais comme la course, les cris et les coups, ça ne durait qu’un instant au-delà duquel le sentiment du ridicule, l’instinct de survie, tournait ses manifestations de désespoir en dérision, avant que ne revienne, sinon l’espoir, du moins la curiosité du lendemain.

Du bruit. Quelqu’un s’approche ….

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