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Lectures : lire, lus, à lire

J’aime lire.

Une phrase banale, le titre d’un magazine pour enfants. Une des choses qui fondent mon identité et ma personnalité.

Il est donc probable que je vous retrouverez ici des critiques de livres ou de bandes dessinées de manière assez récurrentes. Mais, entendons-nous bien. moins que des critiques au sens le plus pur de ce mot, ce sont des avis subjectifs, car je n’ai pas la prétention d’avoir les compétences nécessaires pour rendre des jugements sur les qualités objectives d’un texte (mon dieu, qu’est-ce que je raconte ?).

En bref, ce sera bref.

Allons-y, donc.

Fables : 1001 Nuits de Neige

Je m’apprêtais à coller ici ma critique de l’album avant de me rendre de compte que d’éventuels lecteurs ne sauraient même pas de quoi il s’agit. Il s’agit d’un recueil de courtes histoires mettant en scène le passé de personnages de la série Fables, une bande dessinée américaine qui racontent les aventures de personnages de fiction (Blanche Neige, le Grand méchant Loup, Pinocchio, …) réfugiés dans notre monde après qu’un mystérieux Adversaire les ait chassés de leur royaume. Tout cela est traduit dans nos vertes contrées par Panini.

Alors la première impression que j’ai en lisant le bouquin, ça a été  » Bah dit donc, fat pas laisser ce livre entre toute les mains ». Parce dans une majorité des récits présentés les Fables sont plongés dans un terrible bain de sang, de sexe et de violence, au-delà de ce qui a été présenté dans la série régulière (note pour les connaisseurs : à l’exception peut-être du récit sur Jack pendant la guerre de sécession), sans que cela soit préjudiciable à leur qualité. Seuls les deux très courts récits souffrent véritablement, n’impliquant pas des personnages mis en avant dans la série régulière. Pour le reste, on visite le passé souvent peu glorieux de nos « héros », qui les éclaire d’un jour nouveau.

La casting graphique présente des noms célèbres, mais j’ai trouvé la performance de la plupart d’entre eux assez froide quoique jolie. Se démarquent Mark Buckingham, Mark Weathley et Jill Thompson avec des palettes plus vives et un style plus dynamique, de vrais dessinateurs de bande dessinée … Quoique James Jean (sur un récit assez douloureux) et Kaluta pour le côté arabisant s’en tirent également bien. En fait, c’est le travail de John Bolton qui m’a, sinon rebuté, du moins refroidit.

A lire certes, mais à ne pas passer aux enfants.

Salut et Liberté de Fred Vargas

La réputation de Fred Vargas n’est sans doute plus à faire. J’en avais personnellement déjà entendu parler, et j’ai décidé de la mettre à l’épreuve en faisant l’achat d’un Librio regroupant deux de ses nouvelles.

Et je dois bien avouer que j’ai trouver cela très réussi. Son héros, le commissaire Adamsberg est un personnage très intéressant, plus proche de Maigret que de Sherlock Holmes (non, pour ces deux noms là, je ne mettrais pas de liens), un anti-conformiste, se fiant plus à son intuition qu’à une méthode rigoureuse.

Et évidemment, le destin à mis aujourd’hui sur ma route sur un coffret regroupant trois romans de ses aventures. Tentation à laquelle je n’ai évidemment pas su résisté.

Bonus track

En bonus track, un petit texte dont je suis l’auteur, rédigé dans le cadre d’un cadavre exquis auquel j’avais participé sur un forum :

108 bis … Merde … Elle l’avait écrit … Le dernier roman de la vieille dame. Roman sur l’homme enfermé et la route suivie. La route suivie, la nationale 108 bis. Comment savait-elle ? Comment cela était-il possible ? Aucune réponse et les questions qui continuaient à surgir ne résolvaient rien. Formuler des hypothèses ne m’avancerait pas. Dans ce contexte fantastique, il n’y avait qu’une chose à faire. Avancer physiquement, me diriger vers le dénouement, la clé de l’énigme qui se trouvait là, quelque part. Déjà, je n’étais plus dans le bus mais sur le bord de la route. L’air était froid, le vent léger. Je respirais un grand coup. Aucun signe de quoique que ce soit. Le bus s’était évanoui. Il ne me restait plus qu’à marcher. Nous allions parfois marcher ainsi autrefois, elle et moi, quand j’étais encore assez jeune pour que nous nous supportions. Nous ne parlions pas, tout juste quelques mots lâchés de-ci de-là, bulles échappées d’une immersion profonde dans le plaisir de la promenade. Deux solitaires sur des trajectoires parallèles.
– Etonnant.

Ce n’est pas sa voix, mais c’est le ton qu’elle adoptait. Je découvre à mes côtés un homme. Ce n’est pas un promeneur, plutôt un citadin en goguette. Son regard est dirigé sur quatre murs abandonnés aux ronces que l’on distingue au loin. Je ne réponds pas mais nous modifions notre trajectoire en leur direction. Nous quittons la route, enjambons le fossé d’un saut. Je refuse de m’attarder à le contempler. Je refuse. Ce qu’il est, qui il est, est une chose que je ne peux admettre. Elle l’avait écrit. Je me rappelle encore la dédicace. Au 18 août. Le 18 août c’était moi. Elle aimait à nous désigner par nos dates d’anniversaire, au prétexte qu’elle avait tendance à ne plus s’en rappeler. J’étais le 18 août, mais je me suis toujours dit qu’il y avait plus dans la mention de cette date que cela, que ce que ses exégètes avaient pu y discerner. Les exégètes, ces fouine-merdes prétentieux. Ils ne savaient pas, personne ne savait. Et ceux qui auraient pu ébaucher un rapprochement s’en foutaient. J’habitais au 108 bis à l’époque.

Enfin nous atteignons notre objectif. Parmi les ronces un passage, de quoi tester la résistance de mon jean. Je passe tant bien que mal, suivi de mon compagnon. Passé la porte, l’intérieur est assez net pour qui comme moi aime les amas de vieux papiers. Revues cochonnes, catalogues de VPC, almanachs, Picsou magazines, et autre vieux comics, éparpillés, déchirés, ayant visiblement subis bien des intempéries, … et dans un coin une pile que je reconnais. Son œuvre complète. 15 volumes d’épaisseurs et de tailles diverses qui constituaient son piédestal.

– Ça fait beaucoup de papier … Quel gâchis …

Je ramasse une des feuilles par terre. Une feuille blanche, dactylographiée, qui jure parmi le reste. Je la lis …

« Et pourtant je m’y étais attachée, moi, à cette brindille au sourire moqueur ….. » La suite du premier feuillet. J’avais bien senti qu’il manquait quelque chose. L’arrivée des flics, qui déboulaient comme ça, de but en blanc, m’avait troublée. Je récupère le reste du texte dans ma poche. La suite était-elle là ?

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