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Archive for avril 2008

Assassinat révélé

samedi 26 avril 2008 Laisser un commentaire

Encore un poème tiré d’une série rédigée il y a quelques années.

Assassinat

Assassin, funeste destin
Je t’attends, je te vois,
Je t’entends, tu le vois,
Je t’espère.
Et cela t’exaspère,
Assassin, envoyé du Destin.

Car je sais, assassin, ton dessein
Tu veux me voir mourir, effrayé,
Tu veux me voir périr, paniqué,
Par ta faute.
Mais la tête haute,
J’entraverais, assassin, ton dessein.

Ta lame en mon sein, assassin,
Est une douleur lancinante. Et mortelle.
Est une saveur fascinante. Immortelle.
Mais je ris,
Car elle n’a rien pris
Cette lame en mon sein, assassin.

Et je jubile, assassin,
Assassin si habile.

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Dédicaces : Paris

samedi 26 avril 2008 Laisser un commentaire

A l’occasion d’un passage sur Paris, il y a plus d’un mois, j’ai pu rencontrer deux dessinateurs que je fréquente via le net. Et ils m’ont offert de superbes dessins.

Sergent Marcel et Adam Space par Tandhruil

Voici tout d’abord Sergent Marcel et Adam Space par Tandhruil, dessin que le très sympathique dessinateur m’a offert lors de notre première rencontre dans la vraie vie, sur les Champs-Elysées. Ce sont deux personnages sur lesquels nous réalisons sur un forum une BD, un webcomic super-héroïque cosmique à tendance parodique, disons (que vous pouvez lire ).

Planetary par Geoff

Planetary par Geoff. Un jour, oh oui, un jour, il dessinera un de mes scénars … Si il ne devient pas une star avant. Car il est très doué et plein de projets. Allez visiter son blog pour vous en rendre compte par vous même. Ce dessin a été réalisé sous mes yeux dans un café alors que je faisait la connaissance d’autres connaissances virtuelles après une première esquisse.

Bonus Track :

L'esquisse de Geoff

L’esquisse de Geoff

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Restes de cadavre

lundi 14 avril 2008 Laisser un commentaire

Voici ce qui fut ma deuxième et dernière contribution au cadavre exquis évoqué dans le post précédent :

Fragments de cauchemar :
-Un extrait de Star Wars revisité façon maison. « Je suis ton père » « Noooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »
-Moi qui recule et tombe à la renverse
-Flash de Queen aux paroles revisitées « 
Lâche, ah, espèce de vermisseau, Lâche, ah, vermine impuissante …  »
-Mon appartement, rue 108 bis
-Ma mère qui étrangle une enfant qu’elle soulève à bout de bras en murmurant des mots latins parsemés d’Astaroths, Belzébuths et autres Baals
-Fabien, cet enfoiré, qui dévore mon foi sur une table d’opération

Je me réveille dans le noir. C’est relativement apaisant … Je me sens mal … pas vraiment physiquement, mais angoissé. J’attends une chose que je redoute mais je ne sais pas quoi.

Je me lève et explore mon environnement. C’est une cellule. Une volée de marches mène à la porte. Pour le reste, c’est un cube grand comme une chambre d’étudiant. Comme la mienne. Mercier est parti avec ses mystères, ce n’est donc pas lui qui m’a amené ici.

Mon hôte doit probablement être le diable dont il a parlé. Je ne sais pas grand chose de la vie de ma mère avant ma naissance, et même après, en fait. Je n’ai jamais aimé ses amis et ai tout fait pour les éviter. Les gens très cools, les artistes, les intellectuels … Ils me privaient de ma tranquillité, de ma solitude. L’un d’eux était-il ce démon ? Cet homme qui m’avait soufflé sa fumée de cigarette au visage ? Cette femme qui avait rit de ma prétention enfantine à faire des aéroglisseurs les véhicules du futur ?

Je me retiens de frapper dans le mur. C’est idiot. Comme cette fichue manie d’accélérer sur les 4 voies et les autoroutes, au delà de toute limitation, en fermant les yeux l’espace d’une respiration. Doubler dès que possible, ne pas s’arrêter pour ne plus y penser, laisser derrière lui ses pensées et consumer sa rage. Crier, il n’en pouvait plus, courir à en perdre haleine ne l’avançait à rien, pas plus que frapper les murs et les coussins, tout cela était ridicule. Mais accélérer ainsi sur la route, dans la nuit, offrait au moins une issue. Mais comme la course, les cris et les coups, ça ne durait qu’un instant au-delà duquel le sentiment du ridicule, l’instinct de survie, tournait ses manifestations de désespoir en dérision, avant que ne revienne, sinon l’espoir, du moins la curiosité du lendemain.

Du bruit. Quelqu’un s’approche ….

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Lectures : lire, lus, à lire

samedi 12 avril 2008 Laisser un commentaire

J’aime lire.

Une phrase banale, le titre d’un magazine pour enfants. Une des choses qui fondent mon identité et ma personnalité.

Il est donc probable que je vous retrouverez ici des critiques de livres ou de bandes dessinées de manière assez récurrentes. Mais, entendons-nous bien. moins que des critiques au sens le plus pur de ce mot, ce sont des avis subjectifs, car je n’ai pas la prétention d’avoir les compétences nécessaires pour rendre des jugements sur les qualités objectives d’un texte (mon dieu, qu’est-ce que je raconte ?).

En bref, ce sera bref.

Allons-y, donc.

Fables : 1001 Nuits de Neige

Je m’apprêtais à coller ici ma critique de l’album avant de me rendre de compte que d’éventuels lecteurs ne sauraient même pas de quoi il s’agit. Il s’agit d’un recueil de courtes histoires mettant en scène le passé de personnages de la série Fables, une bande dessinée américaine qui racontent les aventures de personnages de fiction (Blanche Neige, le Grand méchant Loup, Pinocchio, …) réfugiés dans notre monde après qu’un mystérieux Adversaire les ait chassés de leur royaume. Tout cela est traduit dans nos vertes contrées par Panini.

Alors la première impression que j’ai en lisant le bouquin, ça a été  » Bah dit donc, fat pas laisser ce livre entre toute les mains ». Parce dans une majorité des récits présentés les Fables sont plongés dans un terrible bain de sang, de sexe et de violence, au-delà de ce qui a été présenté dans la série régulière (note pour les connaisseurs : à l’exception peut-être du récit sur Jack pendant la guerre de sécession), sans que cela soit préjudiciable à leur qualité. Seuls les deux très courts récits souffrent véritablement, n’impliquant pas des personnages mis en avant dans la série régulière. Pour le reste, on visite le passé souvent peu glorieux de nos « héros », qui les éclaire d’un jour nouveau.

La casting graphique présente des noms célèbres, mais j’ai trouvé la performance de la plupart d’entre eux assez froide quoique jolie. Se démarquent Mark Buckingham, Mark Weathley et Jill Thompson avec des palettes plus vives et un style plus dynamique, de vrais dessinateurs de bande dessinée … Quoique James Jean (sur un récit assez douloureux) et Kaluta pour le côté arabisant s’en tirent également bien. En fait, c’est le travail de John Bolton qui m’a, sinon rebuté, du moins refroidit.

A lire certes, mais à ne pas passer aux enfants.

Salut et Liberté de Fred Vargas

La réputation de Fred Vargas n’est sans doute plus à faire. J’en avais personnellement déjà entendu parler, et j’ai décidé de la mettre à l’épreuve en faisant l’achat d’un Librio regroupant deux de ses nouvelles.

Et je dois bien avouer que j’ai trouver cela très réussi. Son héros, le commissaire Adamsberg est un personnage très intéressant, plus proche de Maigret que de Sherlock Holmes (non, pour ces deux noms là, je ne mettrais pas de liens), un anti-conformiste, se fiant plus à son intuition qu’à une méthode rigoureuse.

Et évidemment, le destin à mis aujourd’hui sur ma route sur un coffret regroupant trois romans de ses aventures. Tentation à laquelle je n’ai évidemment pas su résisté.

Bonus track

En bonus track, un petit texte dont je suis l’auteur, rédigé dans le cadre d’un cadavre exquis auquel j’avais participé sur un forum :

108 bis … Merde … Elle l’avait écrit … Le dernier roman de la vieille dame. Roman sur l’homme enfermé et la route suivie. La route suivie, la nationale 108 bis. Comment savait-elle ? Comment cela était-il possible ? Aucune réponse et les questions qui continuaient à surgir ne résolvaient rien. Formuler des hypothèses ne m’avancerait pas. Dans ce contexte fantastique, il n’y avait qu’une chose à faire. Avancer physiquement, me diriger vers le dénouement, la clé de l’énigme qui se trouvait là, quelque part. Déjà, je n’étais plus dans le bus mais sur le bord de la route. L’air était froid, le vent léger. Je respirais un grand coup. Aucun signe de quoique que ce soit. Le bus s’était évanoui. Il ne me restait plus qu’à marcher. Nous allions parfois marcher ainsi autrefois, elle et moi, quand j’étais encore assez jeune pour que nous nous supportions. Nous ne parlions pas, tout juste quelques mots lâchés de-ci de-là, bulles échappées d’une immersion profonde dans le plaisir de la promenade. Deux solitaires sur des trajectoires parallèles.
– Etonnant.

Ce n’est pas sa voix, mais c’est le ton qu’elle adoptait. Je découvre à mes côtés un homme. Ce n’est pas un promeneur, plutôt un citadin en goguette. Son regard est dirigé sur quatre murs abandonnés aux ronces que l’on distingue au loin. Je ne réponds pas mais nous modifions notre trajectoire en leur direction. Nous quittons la route, enjambons le fossé d’un saut. Je refuse de m’attarder à le contempler. Je refuse. Ce qu’il est, qui il est, est une chose que je ne peux admettre. Elle l’avait écrit. Je me rappelle encore la dédicace. Au 18 août. Le 18 août c’était moi. Elle aimait à nous désigner par nos dates d’anniversaire, au prétexte qu’elle avait tendance à ne plus s’en rappeler. J’étais le 18 août, mais je me suis toujours dit qu’il y avait plus dans la mention de cette date que cela, que ce que ses exégètes avaient pu y discerner. Les exégètes, ces fouine-merdes prétentieux. Ils ne savaient pas, personne ne savait. Et ceux qui auraient pu ébaucher un rapprochement s’en foutaient. J’habitais au 108 bis à l’époque.

Enfin nous atteignons notre objectif. Parmi les ronces un passage, de quoi tester la résistance de mon jean. Je passe tant bien que mal, suivi de mon compagnon. Passé la porte, l’intérieur est assez net pour qui comme moi aime les amas de vieux papiers. Revues cochonnes, catalogues de VPC, almanachs, Picsou magazines, et autre vieux comics, éparpillés, déchirés, ayant visiblement subis bien des intempéries, … et dans un coin une pile que je reconnais. Son œuvre complète. 15 volumes d’épaisseurs et de tailles diverses qui constituaient son piédestal.

– Ça fait beaucoup de papier … Quel gâchis …

Je ramasse une des feuilles par terre. Une feuille blanche, dactylographiée, qui jure parmi le reste. Je la lis …

« Et pourtant je m’y étais attachée, moi, à cette brindille au sourire moqueur ….. » La suite du premier feuillet. J’avais bien senti qu’il manquait quelque chose. L’arrivée des flics, qui déboulaient comme ça, de but en blanc, m’avait troublée. Je récupère le reste du texte dans ma poche. La suite était-elle là ?

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Une limonade dans la basse ville, au-delà de la mer

vendredi 11 avril 2008 Laisser un commentaire

Je ne suis pas un grand fan de musique. Pas un amateur de concerts. Pas très au fait des groupes de rocks. Difficile par contre d’échapper à la variété française, mais bon …

Tout ça pour expliquer que vous ne devriez pas trouver ici de grands conseil musicaux. Je me permet toutefois de soumettre à votre attention quelques titres que j’apprécie particulièrement ces derniers temps :

Lemonade de Chris Rice. Un tube pop très sympathique que j’ai découvert … sur mon portable ! Il s’agissait de l’un des titres qui y étaient préinstallés. Comme quoi parfois les pratiques douteuses de l’industrie informatique ont parfois de bons effets collatéraux. En tous cela m’encouragera à rechercher plus de titres de cet artiste.

Downtown de Petula Clark. Les téléspectateurs de la série Lost s’en souviendront peut-être, c’était la chanson qui ouvrait le premier épisode de la troisième saison. C’est là que je l’ai remarqué. Un titre pour se remonter le moral quand on a un coup de pompe.

– Enfin, last but not least, je voudrais attirer votre attention sur plusieurs titres de Bobby Darin. Vous ne ne le connaissez sans doute pas plus que moi, mais il est plus que probable que vous ayez déjà écouté certains de ses tubes sans le savoir. Beyond the Sea, Don’t Rain on My Parade (repris notamment dans la B.O. d’American Beauty) sont au nombre des titres qu’il a interprété.

Voilà pour vos oreilles.

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Incipit

mardi 8 avril 2008 Laisser un commentaire

Elle est belle
Et je ne me rappelle d’elle
Qu’un éclair solitaire
(Qu’un sourire merveilleux),
Un mélodieux tonnerre
(Les étoiles de ses yeux),
Et aussi, je me rappelle,
D’un ange, les ailes.

Comment commencer un blog ? Surtout quand on n’a aucune idée de ce que l’on va en faire ? J’ai décidé d’exorciser le sentiment qui me hante actuellement en sortant de mes tiroirs virtuels une poésie, sans doute celle de mes « œuvres » que je préfère.

Je ne sais pas encore ce que deviendra ce blog. C’est d’abord un test de cette plate-forme, après une déception sur myspace. Il m’amusera peut-être le temps de quelques semaines, peut-être plus longtemps. Il n’est pour l’heure pas destiné à être lu. Du moins pas par des personnes qui pourraient me connaître.

Quand au titre de ce billet, découvert par moi en première en préparant le bac de français, pour ceux qui en ignorent le sens, je les renvoie vers Wikipedia. Ça a quand même plus la classe qu’introduction, prologue, ou autres propos préliminaires.

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