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Clair de Lune

Jeudi 5 novembre 2009 vorbruneau Laisser un commentaire

Clair de Lune est une nouvelle écrite en 2006, après une première version sous la forme d’un court scénario de bande dessinée qui m’avait été demandé l’année précédent et qui ne fut finalement jamais réalisé. Bref, quand Bill Mitchell, mit sur pied le projet Astronef, visant à publier un fanzine réalisé par les talents du forum buzzcomics, j’entrepris de reprendre le scénario pour en faire une petite nouvelle que Master (son site) illustra sous le pseudo de Poupette.

Je n’étais à l’époque pas très satisfait du résultat, pris notamment au piège des illustrations, réussies, mais réalisées sur la base du pauvre scénario initial. J’avais par ailleurs des doutes sur l’adéquation entre le texte et la thématique générale de l’Astronef. J’en ai donc préparé deux versions : la plus longue, dont j’ai grand peut qu’elle se perde en digressions inutiles et nuisibles, et la plus courte, révisée pour être plus dans l’esprit du scénario initial et qui fut finalement publiée dans l’Astronef n°1.

Vous trouverez ci-après cette dernière version, la plus longue est en ligne ICI.

CLAIR DE LUNE

« Chère Lisa,

astro1

Eh bien voilà, c’est parti. Enfin, je suis parti. Je dirais même plus, c’est parti et moi dedans.

« Pardon, vous pourriez arrêtez de tapoter s’il vous plaît ?

« Et Merd …

« Hum …, oh, bien sur, désolé, une mauvaise habitude. »

« Tu serais contente, tiens … Mon voisin vient de me demander d’arrêter de taper sur la tablette amovible. Il faut dire que les isolateurs phoniques de ce vieux coucou sont HS. Enfin, quinze ans que je suis passé au laryngophone et pourtant je n’arrive pas à m’empêcher de saisir mon texte sur un clavier fantôme. L’appareil fixé sur mon cou ne me démange plus, mais je ne sais toujours pas quoi faire de mes mains : les serrer, les poser à plat sur la tablette, les mettre dans mes poches …

Je n’ai pas eu beaucoup de temps à consacré à notre correspondance ces derniers temps, trop occupé à chercher du travail, puis à trier mes affaires pour satisfaire aux exigences de tonnage, entreposant l’utile, donnant ce qui pouvait faire plaisir à d’autres, jetant le moins important depuis mon entretien. Je suppose donc que tu veux savoir comment j’en suis arrivé là. Au vu de ta réponse au petit message que je t’avais envoyé pour annoncer de mon départ, je me doute tu es assez étonnée.

Quand j’ai perdu mon poste à l’université, faute de crédits financiers pour respecter les nouvelles règles de sécurité, je me suis tourné vers les grands groupes privés. Entre ceux qui n’avaient pas les moyens et celles qui n’étaient pas intéressés par un spécialiste en biotechnologies, j’ai eu vite fait le tour des possibilités qui s’offraient à moi. J’avais placé mes espoirs en Danone, mais ils ont finalement décidé d’engager cet imbécile de Pym. Vu son instabilité mentale, ils risquent d’avoir de mauvaises surprises d’ici quelques temps, c’est moi qui te le dis.

astro2new

Bref, j’en étais à envisager de monter ma propre société quand j’ai été contacté par Disney. Je n’avais pas imaginé qu’ils pourraient être intéressés mais à bien y réfléchir, c’était évident. Ils ont prouvé qu’ils savent être ouverts aux nouvelles opportunités. Bref, ils m’ont demandé de leur préparer une présentation des possibilités offertes par mes découvertes, avec des projections financières. Ca n’a pas été sans mal, je ne suis pas un expert, j’avais déjà du mal à budgété mes demandes de matériel. Mais j’ai demandé l’aide d’un ami, Henri, je t’en ai peut-être déjà parlé. Il m’aidé à établir des projections financières. On a bouclé ça à l’arrache, et il devait y avoir quelques erreurs, mais bon, c’est ce qu’on avait réussit à faire de mieux dans les délais impartis.

Le jour J, j’étais stressé comme lors de la soutenance de ma thèse, mais ça s’est plutôt bien passé. Ils ont relevés quelques approximations, des projections financières quelque peu hasardeuses, mais le volet technique les a séduit. Ils n’ont mis que deux heures à prendre leur décision. Je me suis retrouvé à attendre dans la même salle de réunion dans laquelle j’avais fait ma présentation. Le problème c’est qu’ils avaient mis un clip promotionnel de la société à tourner sur un écran. Je crois qu’ils l’ont diffusé il y a quelque temps. Ça montre comment ils se sont développés dans le domaine spatial sous l’impulsion de Richard Darr, rachetant une flopée de petites sociétés innovantes qui leur ont permis de lancer véritablement le tourisme spatial. La première fois que tu l’entends déclarer « Vers l’infini et au-delà ! » c’est amusant, la seconde c’est agaçant, la 15ème c’est insupportable. Et pas moyen d’arrêter ce truc évidemment. Alors au lieu d’être simplement tendu, j’étais en rage contre cette machine, contre le débile profond qui l’avait mis en marche, contre la politique de diffusion de ces petits films, contre la politique qui m’obligeait à me trouver dans ce bureau …

Du coup, quand ils sont venus me chercher pour m’annoncer qu’ils étaient prêts à investir dans mes idées, j’ai été complètement pris à contre-pied. Et je n’ai pas réagit au moment où il m’ont annoncé où j’allais travailler. Je m’étais imaginé que ça serait dans leurs laboratoires de San Pedro, mais non. « Nous avons créé un nouveau centre de recherche près de notre dernier parc, et je pense que c’est l’endroit idéal pour vous. ». Tu aurais du voir le sourire de ce cadre, content de lui-même, de sa malice, …

Voilà comment je me retrouve à bord d’une navette spatiale encombrée de touristes venus profiter de la pesanteur réduite de la Lune, ou plutôt, comme on l’appelle désormais : DisneyPlanet, pour préparer les attractions du futur.

astro3

Sur ce, je te laisse, j’ai encore quelques dossiers à lire,

Passe le salut à Carole, Pierre et les autres,

Marc »

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Le mail qui tue

Jeudi 11 juin 2009 vorbruneau Laisser un commentaire

Je profite de la mise en place du site Mon.Service-Public.fr pour sortir de mes tiroirs un petit texte qui y sommeillait.

Le mail qui tue

Le temps de regarder ses mails, Chris se découvrit mort.

Un message du SIGNaL (Système d’Information Gouvernementale, Nationale et Légale ou Sodomie Informatique Générale, Nécrophile, Animale et Létale, comme disait Perry) était en effet arrivé sur son adresse officielle « christian.brequan45@citoyen.gouv.fr ». Là, au-dessus de tous les messages que l’Etat français et ses dépendances envoyaient à ses citoyens au cours de leur vie, avis d’imposition, amendes, récépissés de vote, etc., en apparaissait un dont l’intitulé ne laissait pas de doutes.

Un message d’un type commun, dont les destinataires n’avaient généralement pas l’occasion de prendre connaissance.

Un message dont l’envoi à Christian trouvait l’origine dans la faute d’un logiciel de reconnaissance de vocale, lors de la saisie d’un registre d’état-civil, une tâche décentralisée à un croque-mort qui prenait dans le même temps son déjeuner.

Un message qui s’intitulait : « CLOTURE DE VOTRE COMPTE CITOYENNETÉ INFORMATIQUE ».

De : admin@signal.gouv.fr
A : christian.brequan45@citoyen.gouv.fr
Date : 7 août 2023
Envoyé par : signal.gouv.fr

Monsieur,

Suite à l’avis de décès communiqué ce jour par l’Etat-Civil à nos services, nous avons le regret de clôturer votre compte informatique de citoyen « christian.brequan45@citoyen.gouv.fr ».

Sincères condoléances,

L’Administrateur

P.S. : Si ce message vous a été envoyé par erreur CLIQUEZ ICI.


Afin de contribuer au respect de l’environnement, merci de n’imprimer ce message qu’en cas de nécessité.

En cliquant sur le lien intitulé « Si vous pensez que ce message vous a été envoyé par erreur CLIQUEZ ICI », il entama les 20 mois de procédure qui devaient conduire à son retour de la mort civile.

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BD : Marcel Duo : Making Of Page 17

Mardi 19 août 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Vous avez normalement découvert le personnage du Sergent Marcel dans mes messages précédents, dans Sergent Marcel : Rapports non protégés (part I, part II et NDA).

Mais ce n’est pas la seule aventure du Sergent. Il est aussi l’un des héros de Marcel Duo : Le Sage et l’Impétueux, un scénario que Tandhruil, talentueux dessinateur, met en image depuis janvier 2007 sur le forum Buzzcomics.

Après un long hiatus, Tandhruil (voir ses dessins en ligne) s’est remis en selle dernièrement pour nous livrer la page 17 de cette aventure. Voici les ébauches de la page en question, ainsi que deux recherches pour le design de la Bonne Heure, un personnage qui y apparait pour la première fois.

Dans un premier temps il m’a soumis un recherche pour la Bonne Heure et une esquisse de la page :

La Bonne Heure v1

La Bonne Heure v1

Ici le perso avec ses couettes et son tablier me fait plus penser à la cuisinière d’un magasin de nouilles chinoises qu’à une divinité cosmique. Je demande donc des modifications.

Premier découpage de la page

Premier découpage de la page

Concernant la page, je lui explique que je vois plus la Bonne Heure comme une apparition, un hologramme, qu’il serait bien de voir plus de dégâts autour de la scène de combat et que la dernière case ne fonctionne pas bien si on ne voit pas que le personnage s’adresse aux combattants. Et je reconnais en prime que mes dialogues doivent être révisés.

Tandhruil se remet donc au travail et me livre ceci :

bonneheure

La Bonne Heure v2

Ce qui me satisfait. Je me contente donc de lui demander d’ajouter un élément cosmique au personnage et nous aboutissons à cela :

La Bonne Heure v3

La Bonne Heure v3


Une dernière modif pour changer le symbole sur le chapeau, déjà utilisé pour un autre personnage et voilà.

Du côté de la page, la seconde version proposée est la bonne, et est suivie d’un dessin avant encrage.

Deuxième version de la page

Deuxième version de la page

page17-2

Dessin avant encrage

Le résultat final est visible ICI.

Les pages précédentes sont réunies ICI, et permettent de constater l’évolution du style de Tandhruil.

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BD : Sergent Marcel : Rapports non protégés (NDA)

Jeudi 3 juillet 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

NDA, comme dans Notes de l’Auteur.

Petit retour sur les origines de la bande dessinée publiée dans les deux messages précédents :

On pourrait dire que tout a commencé lorsque les Editions Atlas ont lancé une collection de cassettes vidéos Star Trek en kiosques tous les 15 jours (c’est dire si ça remonte loin, puisque aujourd’hui, c’est les DVD Star Trek qu’ils ont lancé). Bon pigeon, et curieux de ce mythe de la science-fiction télévisée, j’avais quelques temps suivi le truc, avant de décrocher, peu convaincu par les personnages constipés. Mais des idées me sont restées dans la tête, et ont resurgi quand Bill Mitchell, forumer bien connu de Buzzcomics.net, a évoqué l’idée d’un fanzine BD baptisé l’Astronef. Là, des souvenirs d’un épisode de Star Strek me sont revenus. On y évoquait notamment une créature spatiale échouée sur une planète. Et de cette créature plutôt informe m’est venue l’idée d’un écosystème spatial, avec ses prédateurs spatiaux, ses trajets de migrations, et ses zones d’accouplement. Rajoutez-y une intervention humaine, et l’idée que la technologie s’inspire souvent de la nature, et vous avez le scénario de base.

Mais passer de l’idée de base au produit fini, ce n’est pas évident. Essai de traitement en nouvelle, oubliée après quelques tentatives, rattachement de l’idée au personnage du Sergent Marcel, un personnage secondaire d’une petite histoire que j’avais écrite auparavant, histoire de situer l’histoire dans un contexte plus léger et plus ou moins familier, du moins pour moi, et de se débarrasser du problème de la fin, difficile à concevoir, recherche d’un éventuel dessinateur, période de gestation du dessinateur, et enfin, voilà le résultat final, quelque chose comme 2 ans après que ce scénario ait été conçu.

Du point de vue du scénario, il y a quelques moments dont je suis plutôt fier, dont l’échange sur le joli p’tit cul, la fin de l’habillage, le “nous faire du bien”, … et évidemment la réplique finale. C’est pas du Shakespeare ou du Alan Moore, mais bon, j’espère que ça en aura fait marrer quelques-uns.

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BD : Sergent Marcel : Rapports non protégés (Part II)

Lundi 23 juin 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Suite et fin de cette incroyable aventure spatiale.

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Encore du très bon boulot de Satanispunkrocker, en particulier pour les crédits, et le boulot de lettrage et sur le logo du Sergent.

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BD : Sergent Marcel : Rapports non protégés (Part I)

Mardi 17 juin 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Voici les 7 premières pages d’une aventure dessinée et considérablement enrichie par le talentueux Satanispunkrocker (son blog), sur la base d’un scénario de votre humble serviteur.

Le talent de Satanispunkrocker est d’autant plus remarquable que j’avais surchargé le scénario. La preuve, normalement l’histoire se terminait page 8. Les deux premières pages (les meilleures, donc ) sont entièrement siennes.

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Pages 5 et 6

Pages 5 et 6

Page 7

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La suite bientôt.

P.S. : Un film de Steven Spielberg s’est caché dans ces pages, l’avez vous repéré ?

P.P.S : Pages originellement postées sur Buzzcomics.

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Assassinat révélé

Samedi 26 avril 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Encore un poème tiré d’une série rédigée il y a quelques années.

Assassinat

Assassin, funeste destin
Je t’attends, je te vois,
Je t’entends, tu le vois,
Je t’espère.
Et cela t’exaspère,
Assassin, envoyé du Destin.

Car je sais, assassin, ton dessein
Tu veux me voir mourir, effrayé,
Tu veux me voir périr, paniqué,
Par ta faute.
Mais la tête haute,
J’entraverais, assassin, ton dessein.

Ta lame en mon sein, assassin,
Est une douleur lancinante. Et mortelle.
Est une saveur fascinante. Immortelle.
Mais je ris,
Car elle n’a rien pris
Cette lame en mon sein, asssassin.

Et je jubile, assassin,
Assassin si habile.

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Restes de cadavre

Lundi 14 avril 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Voici ce qui fut ma deuxième et denière contribution au cadavre exquis évoqué dans le post précédent :

Fragments de cauchemar :
-Un extrait de Star Wars revisité façon maison. “Je suis ton père” “Noooooooooooooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!”
-Moi qui recule et tombe à la renverse
-Flash de Queen aux paroles revisitées “
Lâche, ah, espèce de vermisseau, Lâche, ah, vermine impuissante … “
-Mon appartement, rue 108 bis
-Ma mère qui étrangle une enfant qu’elle soulève à bout de bras en murmurant des mots latins parsemés d’Astaroths, Belzébuths et autres Baals
-Fabien, cet enfoiré, qui dévore mon foi sur une table d’opération

Je me réveille dans le noir. C’est relativement apaisant … Je me sens mal … pas vraiment physiquement, mais angoissé. J’attends une chose que je redoute mais je ne sais pas quoi.

Je me lève et explore mon environnement. C’est une cellule. Une volée de marches mène à la porte. Pour le reste, c’est un cube grand comme une chambre d’étudiant. Comme la mienne. Mercier est parti avec ses mystères, ce n’est donc pas lui qui m’a amené ici.

Mon hôte doit probablement être le diable dont il a parlé. Je ne sais pas grand chose de la vie de ma mère avant ma naissance, et même après, en fait. Je n’ai jamais aimé ses amis et ai tout fait pour les éviter. Les gens très cools, les artistes, les intellectuels … Ils me privaient de ma tranquillité, de ma solitude. L’un d’eux était-il ce démon ? Cet homme qui m’avait soufflé sa fumée de cigarette au visage ? Cette femme qui avait rit de ma prétention enfantine à faire des aéroglisseurs les véhicules du futur ?

Je me retiens de frapper dans le mur. C’est idiot. Comme cette fichue manie d’accélérer sur les 4 voies et les autoroutes, au delà de toute limitation, en fermant les yeux l’espace d’une respiration. Doubler dès que possible, ne pas s’arrêter pour ne plus y penser, laisser derrière lui ses pensées et consumer sa rage. Crier, il n’en pouvait plus, courir à en perdre haleine ne l’avançait à rien, pas plus que frapper les murs et les coussins, tout cela était ridicule. Mais accélérer ainsi sur la route, dans la nuit, offrait au moins une issue. Mais comme la course, les cris et les coups, ça ne durait qu’un instant au-delà duquel le sentiment du ridicule, l’instinct de survie, tournait ses manifestations de désespoir en dérision, avant que ne revienne, sinon l’espoir, du moins la curiosité du lendemain.

Du bruit. Quelqu’un s’approche ….

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Lectures : lire, lus, à lire

Samedi 12 avril 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

J’aime lire.

Une phrase banale, le titre d’un magazine pour enfants. Une des choses qui fondent mon identité et ma personnalité.

Il est donc probable que je vous retrouverez ici des critiques de livres ou de bandes dessinées de manière assez récurrentes. Mais, entendons-nous bien. moins que des critiques au sens le plus pur de ce mot, ce sont des avis subjectifs, car je n’ai pas la prétention d’avoir les compétences nécessaires pour rendre des jugements sur les qualités objectives d’un texte (mon dieu, qu’est-ce que je raconte ?).

En bref, ce sera bref.

Allons-y, donc.

Fables : 1001 Nuits de Neige

Je m’apprêtais à coller ici ma critique de l’album avant de me rendre de compte que d’éventuels lecteurs ne sauraient même pas de quoi il s’agit. Il s’agit d’un recueil de courtes histoires mettant en scène le passé de personnages de la série Fables, une bande dessinée américaine qui racontent les aventures de personnages de fiction (Blanche Neige, le Grand méchant Loup, Pinocchio, …) réfugiés dans notre monde après qu’un mystérieux Adversaire les ait chassés de leur royaume. Tout cela est traduit dans nos vertes contrées par Panini.

Alors la première impression que j’ai en lisant le bouquin, ça a été ” Bah dit donc, fat pas laisser ce livre entre toute les mains”. Parce dans une majorité des récits présentés les Fables sont plongés dans un terrible bain de sang, de sexe et de violence, au-delà de ce qui a été présenté dans la série régulière (note pour les connaisseurs : à l’exception peut-être du récit sur Jack pendant la guerre de sécession), sans que cela soit préjudiciable à leur qualité. Seuls les deux très courts récits souffrent véritablement, n’impliquant pas des personnages mis en avant dans la série régulière. Pour le reste, on visite le passé souvent peu glorieux de nos “héros”, qui les éclaire d’un jour nouveau.

La casting graphique présente des noms célèbres, mais j’ai trouvé la performance de la plupart d’entre eux assez froide quoique jolie. Se démarquent Mark Buckingham, Mark Weathley et Jill Thompson avec des palettes plus vives et un style plus dynamique, de vrais dessinateurs de bande dessinée … Quoique James Jean (sur un récit assez douloureux) et Kaluta pour le côté arabisant s’en tirent également bien. En fait, c’est le travail de John Bolton qui m’a, sinon rebuté, du moins refroidit.

A lire certes, mais à ne pas passer aux enfants.

Salut et Liberté de Fred Vargas

La réputation de Fred Vargas n’est sans doute plus à faire. J’en avais personnellement déjà entendu parler, et j’ai décidé de la mettre à l’épreuve en faisant l’achat d’un Librio regroupant deux de ses nouvelles.

Et je dois bien avouer que j’ai trouver cela très réussi. Son héros, le commissaire Adamsberg est un personnage très intéressant, plus proche de Maigret que de Sherlock Holmes (non, pour ces deux noms là, je ne mettrais pas de liens), un anti-conformiste, se fiant plus à son intuition qu’à une méthode rigoureuse.

Et évidemment, le destin à mis aujourd’hui sur ma route sur un coffret regroupant trois romans de ses aventures. Tentation à laquelle je n’ai évidemment pas su résisté.

Bonus track

En bonus track, un petit texte dont je suis l’auteur, rédigé dans le cadre d’un cadavre exquis auquel j’avais participé sur un forum :

108 bis … Merde … Elle l’avait écrit … Le dernier roman de la vieille dame. Roman sur l’homme enfermé et la route suivie. La route suivie, la nationale 108 bis. Comment savait-elle ? Comment cela était-il possible ? Aucune réponse et les questions qui continuaient à surgir ne résolvaient rien. Formuler des hypothèses ne m’avancerait pas. Dans ce contexte fantastique, il n’y avait qu’une chose à faire. Avancer physiquement, me diriger vers le dénouement, la clé de l’énigme qui se trouvait là, quelque part. Déjà, je n’étais plus dans le bus mais sur le bord de la route. L’air était froid, le vent léger. Je respirais un grand coup. Aucun signe de quoique que ce soit. Le bus s’était évanoui. Il ne me restait plus qu’à marcher. Nous allions parfois marcher ainsi autrefois, elle et moi, quand j’étais encore assez jeune pour que nous nous supportions. Nous ne parlions pas, tout juste quelques mots lâchés de-ci de-là, bulles échappées d’une immersion profonde dans le plaisir de la promenade. Deux solitaires sur des trajectoires parallèles.
- Etonnant.

Ce n’est pas sa voix, mais c’est le ton qu’elle adoptait. Je découvre à mes côtés un homme. Ce n’est pas un promeneur, plutôt un citadin en goguette. Son regard est dirigé sur quatre murs abandonnés aux ronces que l’on distingue au loin. Je ne réponds pas mais nous modifions notre trajectoire en leur direction. Nous quittons la route, enjambons le fossé d’un saut. Je refuse de m’attarder à le contempler. Je refuse. Ce qu’il est, qui il est, est une chose que je ne peux admettre. Elle l’avait écrit. Je me rappelle encore la dédicace. Au 18 août. Le 18 août c’était moi. Elle aimait à nous désigner par nos dates d’anniversaire, au prétexte qu’elle avait tendance à ne plus s’en rappeler. J’étais le 18 août, mais je me suis toujours dit qu’il y avait plus dans la mention de cette date que cela, que ce que ses exégètes avaient pu y discerner. Les exégètes, ces fouine-merdes prétentieux. Ils ne savaient pas, personne ne savait. Et ceux qui auraient pu ébaucher un rapprochement s’en foutaient. J’habitais au 108 bis à l’époque.

Enfin nous atteignons notre objectif. Parmi les ronces un passage, de quoi tester la résistance de mon jean. Je passe tant bien que mal, suivi de mon compagnon. Passé la porte, l’intérieur est assez net pour qui comme moi aime les amas de vieux papiers. Revues cochonnes, catalogues de VPC, almanachs, Picsou magazines, et autre vieux comics, éparpillés, déchirés, ayant visiblement subis bien des intempéries, … et dans un coin une pile que je reconnais. Son œuvre complète. 15 volumes d’épaisseurs et de tailles diverses qui constituaient son piédestal.

- Ça fait beaucoup de papier … Quel gâchis …

Je ramasse une des feuilles par terre. Une feuille blanche, dactylographiée, qui jure parmi le reste. Je la lis …

« Et pourtant je m’y étais attachée, moi, à cette brindille au sourire moqueur ….. » La suite du premier feuillet. J’avais bien senti qu’il manquait quelque chose. L’arrivée des flics, qui déboulaient comme ça, de but en blanc, m’avait troublée. Je récupère le reste du texte dans ma poche. La suite était-elle là ?

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Incipit

Mardi 8 avril 2008 vorbruneau Laisser un commentaire

Elle est belle
Et je ne me rappelle d’elle
Qu’un éclair solitaire
(Qu’un sourire merveilleux),
Un mélodieux tonnerre
(Les étoiles de ses yeux),
Et aussi, je me rappelle,
D’un ange, les ailes.

Comment commencer un blog ? Surtout quand on n’a aucune idée de ce que l’on va en faire ? J’ai décidé d’exorciser le sentiment qui me hante actuellement en sortant de mes tiroirs virtuels une poésie, sans doute celle de mes “œuvres” que je préfère.

Je ne sais pas encore ce que deviendra ce blog. C’est d’abord un test de cette plate-forme, après une déception sur myspace. Il m’amusera peut-être le temps de quelques semaines, peut-être plus longtemps. Il n’est pour l’heure pas destiné à être lu. Du moins pas par des personnes qui pourraient me connaître.

Quand au titre de ce blog, découvert par moi en première en préparant le bac de français, pour ceux qui en ignorent le sens, je les renvoie vers Wikipedia. Ca a quand même plus la classe qu’introduction, prologue, ou autres propos préliminaires.

P.S. : S’agissant d’incipit, j’étais tombé au bac sur celui de La Peau de Chagrin à l’oral, qui m’avait valu un 15.

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